La France adopte une loi sur le climat, mais les critiques disent qu’elle est insuffisante

PARIS — Agréé France une loi de grande envergure pour lutter contre le changement climatique mardi, créant une série d’interdictions, d’incitations et de quotas sur les transports, le logement et la consommation visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à réduire les déchets, malgré les critiques des groupes environnementaux selon lesquelles les mesures n’étaient pas assez ambitieuses.

La loi se situe entre épisodes météorologiques extrêmes qui ont exacerbé les inquiétudes quant à l’impact du réchauffement climatique, en particulier en Europe, qui a récemment sans sommeil une modèle agressif de s’éloigner des combustibles fossiles, et où des pays comme l’Allemagne et la Belgique ont été frappés la semaine dernière par inondations meurtrières qui entraînent le changement climatique au sommet de l’agenda politique.

Le président Emmanuel Macron, qui se présente aux élections l’année prochaine, a cherché à placer la France à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique.

Mais son soutien à une « écologie pragmatique », composée de petites étapes concrètes soucieuses des impacts économiques, a été critiqué par des politiciens de gauche et des militants écologistes qui disent que ses politiques sont trop faibles pour faire une réelle différence. Des décisions de justice et des rapports d’organes d’experts de premier plan ont également averti que son gouvernement n’était pas sur la bonne voie. pour respecter les engagements de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Jean-François Julliard, directeur exécutif de Greenpeace France, a déclaré que la loi n’était pas à la hauteur de « l’urgence de la situation ».

« C’est une occasion manquée », a déclaré Julliard lors d’un petit rassemblement d’une trentaine de militants à Paris mardi.

La loi sur le climat a été approuvée lors des votes finaux par les chambres haute et basse du parlement français après que les deux chambres se soient mises d’accord sur une version commune du projet de loi au début du mois. Le Sénat, dominé par la droite, approuva la loi à main levée ; L’Assemblée nationale, où le parti de Macron est majoritaire, a approuvé la loi avec 233 voix pour et 35 contre.

La loi est un méli-mélo d’interdictions, d’incitations financières et d’autres mesures visant à réduire les déchets, à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de carbone dans la vie quotidienne. Certains entreront en vigueur immédiatement.

Parmi les changements : les propriétaires ne sont plus autorisés à louer des propriétés mal isolées ; les contenants alimentaires à usage unique en polystyrène seront interdits à partir de 2025 ; la publicité pour les énergies fossiles, telles que l’essence, sera progressivement supprimée ; et les menus végétariens hebdomadaires deviendront la norme dans les cantines scolaires financées par l’État.

Les vols intérieurs pour des trajets pouvant être effectués en train en moins de 2h30 sont interdits, sauf correspondance avec un vol international. Les subventions aux conducteurs qui échangent une voiture polluante contre une plus propre ont été étendues à l’achat de vélos électriques. La loi créera également des zones à faibles émissions dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants d’ici 2025, limitant la circulation de certains véhicules polluants.

Barbara Pompili, la ministre française de la transition écologique, a déclaré mardi aux législateurs que la planète « était à bout de souffle » et a cité les récentes inondations en Allemagne et la Belgique comme preuve que « le climat devient une menace ».

« Nous vivons une époque turbulente et difficile », a-t-il déclaré. Mais « notre avenir nous appartient », a-t-il ajouté, qualifiant la nouvelle loi de « changement culturel » qui amènerait l’écologie directement dans la vie des gens.

La loi s’inspire Convention citoyenne sur le climat, un panel de 150 personnes sélectionnées au hasard à travers le pays qui ont été chargées de formuler des propositions, avec l’aide d’experts, qui équilibreraient une législation climatique ambitieuse avec la justice économique.

M. Macron a convoqué la convention l’année dernière. à la suite des manifestations des gilets jaunes qui ont commencé fin 2018lorsque la colère suscitée par une augmentation de la taxe sur le carburant a fait boule de neige en émeutes plus larges et parfois violentes.

Mais les militants écologistes, et même certains membres du panel de citoyens, se sont plaints que la version finale du projet de loi sur le climat était en deçà des ambitions initiales de la convention.

« Dans le contexte de cataclysmes climatiques en Europe en ce moment, cette loi est une aberration », Manon Castagné, militante du groupe écologiste. Amis de la terreo Amis de la Terre, a-t-il déclaré lors du rassemblement.

La loi donne aux régions la possibilité, mais ne les oblige pas, de taxer les activités polluantes de transport de marchandises à partir de 2024. Et une taxe sur les engrais azotés polluants utilisés dans l’agriculture ne sera « envisagée » que si les objectifs de réduction ne sont pas atteints.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement a également plans abandonnés pour consacrer la lutte contre le changement climatique dans la constitution française, un revers important pour Macron, qui avait défini le changement comme l’épine dorsale symbolique de sa politique environnementale et avait promis d’organiser un référendum sur la question.

Le Haut Conseil pour le climat, un organisme indépendant, a mis en garde dans un récent rapport que les efforts de la France étaient « insuffisamment » proportionnés à son engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990, pour respecter les engagements de l’Accord de Paris. La cour administrative suprême de France a également récemment a donné neuf mois au gouvernement de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions, sous peine d’éventuelles sanctions financières.

Léontine Gallois a contribué à ce rapport.

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