La France adopte une loi climatique « transformatrice » qui, selon les militants, manque d’ambition

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Après des mois de débats et de compromis, le Parlement et le Sénat français ont finalement approuvé une version finale d’une loi qui rassemble un large éventail de mesures pour réduire les émissions de carbone et lutter contre le changement climatique. Le gouvernement dit que cela change la donne pour la France, mais les militants écologistes et la gauche continuent de dire qu’il manque d’ambition.

La loi dite sur le climat et la résilience est le « fruit d’un exercice démocratique sans précédent », a déclaré mardi sur Twitter le Premier ministre Jean Castex, à l’issue des votes, évoquant la Convention Citoyenne pour le Climatqui a réuni 150 personnes en 2019 et 2020 pour générer des propositions face au changement climatique.

Le président Emmanuel Macron avait promis de mettre en œuvre 146 propositions issues de l’assemblée, et la loi aborde certaines d’entre elles, mais Membres de la convention citoyenne et les groupes environnementaux disent que trop de choses ont été laissées de côté.

Ils pensent que l’approche de Macron consistant à prendre de petites mesures pragmatiques ne fera aucune différence. Des organismes d’experts ont également déclaré que même avec la nouvelle loi, la France ne serait pas en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Plage de mesure

La loi rassemble des incitations économiques, des interdictions et des directives visant à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions dans le logement, les transports, l’alimentation et d’autres aspects de la vie quotidienne.

Les mesures comprennent arrêter les vols intérieurs court-courriers pour les correspondances réalisables en train en moins de 2h30, interdiction de louer des appartements ou des maisons mal isolées, mise en place de repas végétariens hebdomadaires dans les cantines scolaires.

La loi comprend de nombreux compromis, puisque Macron a introduit la convention citoyenne sur le climat après les manifestations des gilets jaunes en 2018 et 2019, qui a commencé par une taxe sur le diesel et a révélé la nécessité d’équilibrer les préoccupations climatiques avec les besoins sociaux.

Par exemple, les régions auront le droit de taxer le trafic de marchandises polluantes, mais n’y seront pas obligées, et une taxe sur les engrais azotés sera envisagée si d’autres objectifs d’émissions dans le secteur agricole ne sont pas atteints.

La loi a été adoptée facilement à l’Assemblée nationale, où le parti LaRem de Macron est majoritaire, mais s’est heurtée à une résistance au Sénat, dominé par les républicains de droite, qui ont insisté pour retarder de nombreuses mesures.

Les villes de plus de 150 000 habitants établiront des zones à faibles émissions, interdisant les véhicules polluants, mais seulement à partir de 2025, et les publicités pour les véhicules polluants ne seront supprimées qu’en 2028, pour permettre aux consommateurs de planifier en conséquence.

Le Sénat aussi a refusé d’appuyer une proposition inscrire la préservation de l’environnement dans la constitution, un acte symbolique que Macron avait promis et qui faisait partie des propositions de l’assemblée citoyenne

changement culturel

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a qualifié la loi de « transformatrice » et a déclaré aux députés qu’il s’agissait d’un « énorme changement culturel » vers l’environnementalisme de bon sens.

Se référant à inondations dévastatrices en Belgique et en Allemagne voisines, a déclaré qu’il fallait agir pour une planète « à bout de souffle ».

Mais les groupes environnementaux ont protesté contre la loi tout au long du processus de débat et ont réitéré mardi lors d’une réunion devant l’Assemblée nationale que la loi ne va pas assez loin pour résoudre la crise.

« La faiblesse de la loi… révèle un manque de courage politique », écrit Greenpeace France dans un communiqué, affirmant que les mesures ne répondront pas à l’urgence de la crise climatique.

Les législateurs ont adopté une loi qui contient « une pincée de mesures intéressantes, mais qui n’atteignent pas les solutions qui existent », dit WWF France.

Son objectif est de mettre la France en conformité avec ses engagements de l’Accord de Paris de 2015 de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2030.

Mais le Haut Conseil Climat indépendant dans un rapport de juin s’interrogent sur la capacité de la France à tenir ses engagements.

et l’Union européenne les nouveaux objectifs climatiques sont plus ambitieuxdans le but de réduire les gaz à effet de serre à travers le continent de 55% d’ici 2030.

(filaire)

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