Marie Thiberville (Département de l’Isère) et Gentiana
Mardi 14 janvier 2019
Lycée de Vizille

3ème cause de perte de biodiversité dans le monde, les espèces exotiques envahissantes (EEE) soulèvent d’importants enjeux environnementaux. Selon les dernières estimations de la Liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), elles constituent une menace pour près d’un tiers des espèces terrestres menacées et sont impliquées dans la moitié des extinctions connues. Le terme d’espèce exotique envahissante désigne une espèce (animale ou végétale) introduite par l’homme en dehors de son aire de répartition naturelle et dont l’introduction menace le fonctionnement des écosystèmes et des espèces. En effet, certaines espèces causent des dommages importants aux milieux naturels et peuvent avoir des impacts économiques et sanitaires conséquents, notamment sur les activités agricoles et forestières (perte de biodiversité, perturbation des services écosystémiques, développement d’allergies…). La présence d’Ambroisie à feuilles d’armoise, par exemple, provoque une perte de rendement des parcelles agricoles et son pollen fait partie des plus allergisants pour les 15 à 20% de la population française atteinte de pollinose (allergie au pollen). Aussi, de nombreux pays, comme la France, mettent actuellement en place des stratégies pour lutter contre le développement et la prolifération des EEE : amélioration de la connaissance, mesures de prévention, adaptation des modes de gestion (arrachage, broyage, fauche…). Cette lutte requiert l’implication et les efforts de tous, afin que localement des solutions et des outils adaptés puissent émerger, notamment pour limiter la propagation, gérer les EEE présentes et opérer une vigilance sur l’apparition de nouvelles EEE.